DE SI JOLIES PETITES POUPEES N°11

Numéro d'inventaire : 2002.01.05

Auteur : MIARA Marie-Chrystine

Date de création : 2002

Domaine :

Matière technique : Craie et encre sur papier

Mesures : Hauteur en cm : 50 Largeur en cm : 50

Description : Marie-Chrystine Miara et Colette Pounia ont toutes deux sorti de leurs cartons un flamboyant univers d’enfant à partager. Éloignées de la douce nostalgie, ces propositions sont davantage en prise directe avec les fonctions créatrices de l’être et la représentation de soi qui trouvent leur formation dans le jeu si caractéristique de l’enfant.Dans son installation Colette Pounia a rassemblé une vidéo et des photographies de jouets ou de petits garçons. Fidèle au dessin, Marie-Chrystine Miara a organisé une longue vitrine « De si jolies petites poupées ». Deux approches différentes d’une recherche pourtant proche qui nous plonge dans un monde d’enfance et de rêve.L’enfant s’amuse, joue, construit, imite, rêve de devenir grand. Il joue et grandit. Grandit parce qu’il joue, qu’il s’abandonne au jeu, cet acte magique qui éveille la vie dans une conquête de soi perpétuellement renouvelée et qu’il n’abandonnera jamais totalement. (…)Désirs Secrets Par son immense pouvoir magique, le jouet relie le fantastique au réel. Il est l’habitacle d’un monde intérieur d’une infinie richesse créé et investi par l’enfant. Qui mieux que la poupée peut exprimer ce que nul ne peut dire ? Elle est le miroir, l’héroïne des désirs secrets, de sentiments cruels ou d’aspirations les plus folles, les plus fabuleuses. Les poupées alignées de Marie-Chrystine Miara nous regardent, nous interrogent. Leurs grands yeux de verre vides et fixes attendent d’être nourris d’une âme qui accepterait de les emplir. Tantôt douce et onctueuse comme une crème anglaise, elle se montre volontiers inquisitrice et sévère, elle est le lieu de tous les fantasmes. Une tension dramatique filtre tout au long de cette galerie « De si jolies petites poupées ». Le calme et le silence règnent, ouvrant par-là un champ de tous les possibles. La magie s’y installe, le jeu s’enveloppe de secret, l’illusion jaillit, l’âme enfantine se colore alors, s’éclaire, s’anime. L’artiste ne cherche plus à transfigurer le réel dans ces portraits mais à lui opposer un double, un double de soi comme les traditions antiques avaient imaginé en créant des statuettes à l’image du défunt chargées de le guider vers l’au-delà. La poupée conserve dans notre société réunionnaise ses forces magiques de double humain. A travers les champs et sur le seuil des maisons, elles avertissent, menacent, préviennent, rappellent, représentent la personne dans une attitude à la fois effrayante, hiératique et sentencieuse. (…)Caroline de Fondaumièreextrait du catalogue « Secrète enfance »

Mots clés : figure / figures / représentation humaine / genre iconographique / TÊTE / PARTIE DU CORPS / LE CORPS HUMAIN / ETRE HUMAIN - ANATOMIE / SCIENCES PURES / POUPEE / INSTRUMENT DE JEU / DIVERTISSEMENT ET SPORT / ART ET DIVERTISSEMENT / ENFANCE / AGE DE LA VIE / AGE ET SEXE / ETRE HUMAIN - ANATOMIE / SCIENCES PURES /